La retraite des cheminots, du rêve à la réalité…

Dimanche 11 Mai 2014, Capital relance encore la machine à fabriquer des fantasmes sur la retraite des cheminots. On nous montre le cas d’un collègue conducteur, parti à 52 ans et qui complète copieusement sa retraite en tirant des trains dans le privé.

Pour ajouter à cela, on nous sort une infographie annonçant un départ à la retraite à 52 ans et une moyenne de 1900€ de pension: le bonheur quoi !

Départ en retraite d'un conducteur.

Départ en retraite d’un conducteur.

Évidemment, pas un soupçon de recul et aucune analyse: « la retraite des cheminots, c’est la vie de château, c’est vrai puisque c’est vu à la télé « .

Aller, on va remettre le cerveau en route et regarder ce qui se cache vraiment derrière le régime spécial des cheminots.

Pour que l’on parle de la même chose, je précise que j’évoque le cas d’un salarié qui a 40 ans car le cas présenté dans l’émission de Dimanche est un cas particulier. Je reviendrai là dessus. Les chiffres que j’évoque en matière de mode de calcul sont tirés du site info-retraite.fr, GIP créé par la loi du 21 Août 2003. C’est donc une source qui est tout sauf politique ou syndicale.

  • Qui est concerné par le régime spécial ?

Ce ne sont pas tous les cheminots qui bénéficient du régime spécial de retraite. Pour y avoir droit, il faut avoir été embauché à la SNCF jusqu’à 30 ans. Les cheminots embauchés au delà de cet âge sont au régime général. Fin 2011, ils étaient un peu plus de 9000 et leur nombre augmentait de 1000 par an. (Source). On peut donc penser qu’à fin 2013, les cheminots au régime général représentent en gros 10 000 personnes sur les 155 000 salariés de l’EPIC SNCF soit environ 6,5% de l’effectif.

Petite précision, par cheminot, on entend tout salarié de la SNCF qu’il soit conducteur ou pas. J’ai vu que, pour certains, seuls les conducteurs sont cheminots. Ce n’est pas le cas.

  • Une retraite, ça se prend quand on en a le droit ET qu’on peut se le permettre…

Pour avoir le droit de partir à la retraite, il faut avoir atteint l’âge légal de départ. Dans le régime général, un salarié né à partir de 1955 a le droit de partir à 62 ans. Un cheminot au régime spécial aura le droit de partir à 52 ans s’il est conducteur ou 57 ans s’il est agent en service sédentaire. Ces chiffres, vous les connaissez, les télés et journaux les répètent assez. Bêtement, les médias oublient toujours qu’une retraite, on la prend quand on en a le droit ET qu’on peut se le permettre.

En effet, avoir le droit de partir c’est bien mais pouvoir se le permettre financièrement c’est mieux. On omet donc toujours de rappeler qu’il y a un nombre de trimestres à cotiser pour toucher sa retraite pleine. Si l’on n’a pas ces trimestres, on est soumis à une décote et l’on touche donc une pension plus petite. Plus il manque de trimestres, plus la décote est importante. Voila donc les chiffres qui sont oubliés par les médias.

Un salarié du régime général doit cotiser 166 trimestres pour pouvoir prétendre à l’intégralité de sa pension. Un cheminot au régime spécial, qu’il soit conducteur ou agent sédentaire, n’obtient sa retraite pleine qu’à la condition d’avoir cotisé… 166 trimestres. Dingue ça !

Petit exercice pratique. Sachant que 166 trimestres correspondent à 41,5 années de travail et en prenant un salarié qui a été embauché à 20 ans, à quel âge pourra t’il prendre sa retraite et toucher sa pension sans décote ?

– Au régime général : 62 ans (il aura sa retraite pleine à 61,5 ans mais devra attendre six mois d’atteindre l’âge légal de départ).

– Au régime spécial de la SNCF : 61,5 ans soit neuf ans et demi après l’âge légal de départ s’il est conducteur ou quatre ans et demi après l’âge légal de départ s’il est agent sédentaire.

Six mois d’écart, voila l’énorme privilège dont bénéficient les cheminots que vous croisez.

Sans annuités, l'âge de départ n'est rien.

Sans annuités, l’âge de départ n’est rien…

  • Le mode de calcul de la pension…

Autre privilège exorbitant dont jouiraient les cheminots, le calcul de la pension sur les six derniers mois au lieux des vingt cinq meilleures années. Une fois de plus, les médias oublient toujours un point important: dans le régime général, on calcule la pension sur l’intégralité des revenus, à la SNCF c’est sur le seul traitement de base et, en bossant en horaires décalés, les majorations horaires représentent un bon tiers du salaire. On a donc une retraite calculée sur 75% des revenus.

Pour se faire une idée du résultat, il faut mettre des chiffres concrets en face de mots qui peuvent donner une fausse idée de la réalité. Regardons le résultat de ces différents modes de calcul sur le taux de remplacement, c’est à dire le pourcentage du dernier salaire touché par le retraité. On parle là du taux obtenu pour un salarié partant avec une retraite à taux plein. La différence de mode de calcul donne un taux de remplacement médian de 69,2% (Source) pour les cheminots contre 74% pour le régime général (Source).

  • Mais alors, d’où vient cette différence de montant moyen ?

Ben oui, Capital présentait une infographie donnant une retraite moyenne de 1900€ pour les cheminots contre 1200€ dans le régime général ! La différence vient simplement de la différence de population entre les pensionnés du régime général et ceux du régime spécial des cheminots.

La CNAV, qui verse les pensions du régime général, les verse à ceux qui ont travaillé toute leur vie mais aussi à ceux qui ont des carrières incomplètes voir inexistantes et elle verse donc le minimum vieillesse.

On compare donc, d’un côté, les retraités cheminots qui ont des carrières complètes dans une entreprise où il est possible d’avoir un déroulement de carrière et, de l’autre, des retraités dont certains n’ont jamais travaillé et touchent donc une misère. Forcément, la moyenne des pensions du régime général est tirée vers le bas. Pour avoir un vrai comparatif, il faudrait avoir le niveau moyen de pension des salariés des grandes entreprises privées. M’est avis que la différence serait quasi nulle. Malheureusement, je n’ai trouvé aucune étude sur ce point. Une chose est toutefois sûre: le salaire moyen augmente avec la taille de l’entreprise (Source).

  • Des cotisations plus élevées…

Autre spécificité du régime spécial des cheminots, le montant des cotisations. Dans le régime spécial, un salarié cotise au taux de 7,85% quand, dans le privé, le taux est de 7,05%. Si l’on fait la comparaison entre les cotisations totales (part salarié + part employeur), on a même un taux de à la SNCF 41,55% contre 17,25% dans le régime général. Ça fait quand même une sacrée différence ! Pour l’employeur, s’il dispose d’un même budget pour une embauche, la paye finale du cheminot sera moins élevée que son homologue du privé. Les collègues, qui ont pu partir à 52 ans, leur retraite anticipée, ils l’avaient plus que payé.

  • Ben oui mais le déficit, faut bien le combler…
Photo CC : donaldtownsend - Flickr

Photo CC : donaldtownsend – Flickr

Oui, il y a un déficit du régime de retraite des cheminots. Mais d’où vient il ? Des réductions d’effectifs. De 450 000 cheminots à la fin de la deuxième guerre, on est tombé à 155 0000 fin 2013. Sans même aller chercher si loin, l’effectif était encore de 210 000 actifs en 2000. Forcément, à force de faire des économies sur les salaires, ont génère du déficit sur les retraites en supprimant des cotisants. Comme les salariés du régime général qui subissent la perte de cotisations générée par le chômage, il n’y a pas de raison que les cheminots payent la facture et c’est pourtant bien ce qui se passe. Nous en sommes au même point que les salariés du privé: nous payons l’addition des restrictions budgétaires.

  • Mais, le mec qu’on nous a montré, il existe bien…

Je ne le nie pas mais il fait parti des touts derniers à partir à ces conditions. Ce que j’ai décris dans cet article concerne les cheminots nés à partir de 1963 pour les sédentaires et 1968 pour les conducteurs. Tous les cheminots de moins de 51 ans pour les sédentaires et de moins de 46 pour les conducteurs sont donc soumis à ces conditions. La réforme, elle est faite depuis 2003 et, comme dans le régime général, elle s’applique par l’augmentation progressive du nombre de trimestres à cotiser et le recul progressif de l’âge du droit au départ.

  • Et l’avenir…

Vous le voyez, le départ à 52 ou 57 ans, ce n’est qu’un chiffre sur du papier. Dans la réalité, il est devenu impossible de partir si tôt sauf à manger des patates toute sa retraite. Malgré cela, les taux de cotisation n’ont pas été revus à la baisse. Au contraire, dès 2026, la part salariale passera à un taux de 10,55%.

Il est clair qu’il est temps de faire quelque chose car nous en sommes au point où, du régime spécial, il ne nous reste que les inconvénients (cotisations plus élevées et taux de remplacement plus bas) mais plus les avantages (réelle possibilité de partir plus tôt).

Pas mal de cheminots ne veulent pas que l’on touche au régime. Une partie de l’opinion veut que l’on bascule purement et simplement sur le régime général. De leur côté les politiques ne touchent à rien et ils auraient tord. Ils se retrouvent avec une population qui paye plus que les autres pour une retraite équivalente. Personnellement, je ne sais pas quelle solution est préférable. Soit on m’intègre au régime général et on arrête de me faire cotiser plus soit on me redonne les moyens de partir tôt. Pour l’ensemble des cheminots la seconde solution serait peut être la meilleure. Pour mon cas, la seconde m’arrangerait en m’évitant d’être polypensionné et donc de subir une double décote. Bref, je ne sais que choisir.

Une seule chose est claire: il faut vite qu’on arrête de me raconter que ma retraite est un privilège !

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Agent circulation à la SNCF, passionné de chemin de fer, de photo et de nouvelles technologies.

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46 commentaires sur “La retraite des cheminots, du rêve à la réalité…
  1. Clem dit :

    Il est quand même incroyable que des (soi-disant ?) journalistes fassent des études aussi lacunaires, mal documentées et qui comparent des choses incomparables par dessus le marché. Alors qu’en fouillant un peu, on peut trouver toutes ces infos (malheureusement, je suppose que le téléspectateur moyen ne prend pas cette peine, puisqu’on lui explique tout dans le poste !).

    Pour ma part, j’apprends au passage le coup des 30 ans, j’ignorais ce détail, tiens.

    • Sylvain Bouard dit :

      C’est toujours plus facile de faire du sensationnel. Sinon, pour être précis, c’est jusqu’au 3ième anniversaire. Chaque enfant donne droit à une année de dérogation. J’ai donc pu rentrer au régime spécial à 32 ans.

  2. pierre dit :

    Mon père était cheminot, rentré au chemin de fer en 1956 et il est parti en retraite en 1984 à 55 ans.
    Petit détail, il est mort à 62 ans comme beaucoup de cheminots à cette époque ….une vie professionnelle trop douce surement.
    ça nous change des politiciens comme Giscard.
    De la même génération que mon père, il est toujours là pour critiquer le 8 mai férié!
    De toutes façons en Europe la division des heures de travail disponibles par le nombre de travailleurs donne 21 heures par semaine…voila un bon sujet de reportage pour M6

    • Francis BURNEL dit :

      et puisque vous êtes si fort en maths, avez-vous essayé de calculer le prix de revient de l’heure pour que chacun ait un salaire décent? mon père était commerçant et il est, lui aussi, mort à 62 ans; ça ne veut pas dire pour autant qu’il a eu une vie professionnelle très dure.

  3. Gebe dit :

    Merci pour ces précisions « oubliées » par les média militants.

    Pour la décote, c’est en fait la double peine: la pension est déjà calculée au pro-rata de la carrière complète puis diminuée de x% par trimestre manquant (et ça on ne le dit pas non plus)

    • Marc dit :

      Et cette décote a été ressentie d’autant plus injuste que la mesure est appliquée de façon rétroactive à des agents embauchés bien avant l’adoption du texte. Ainsi, en ce qui me concerne, né en 1962 et embauché en 1983, je devrai aller jusqu’à 58 ans et 10 mois pour ne pas être affecté ; et si je souhaitais toucher le maximum de retraite (75%), il me faudrait faire encore deux ans de plus, c’est-à-dire aller jusqu’à 60 ans 1/2. Autant dire que pour les jeunes collègues, il faudra parler de 65 ans minimum s’ils veulent toucher une retraite décente. Et encore, à condition qu’après 2017, on ne nous en « remette pas une couche », notamment en changeant le mode de calcul …

  4. lenny dit :

    Un truc que je ne comprend pas, il n’est pas question de 37,5 années de cotisation pour les cheminots (avant la reforme). Duree qui sera montée a 41 ans pendant que le privé sera à 43?

  5. muichkine dit :

    « on a même un taux de à la SNCF 41,55% contre 17,25% dans le régime général » ? d’où sortez-vous ce nombre fantaisiste de 17,25% ? c’est dommage, cela fait perdre du crédit à votre message qui me semble pourtant important…

    • Sylvain Bouard dit :

      Je l’ai dis en introduction, les chiffres viennent du GIP Info retraite et sont accessibles sur leur site.

  6. lachaise dit :

    J’ai quelques petites précisions à demander, car peut-être que capital n’est pas précis mais vous ne me le semblez pas plus ou du moins précis que dans ce que vous voulez.
    1ere question : Si le calcul moyen n’est pas comparable niveau retraite a cause des retraité n’ayant pas ou peu travailler (minimum vieillesse ou autre) et qu’aucune étude existe avec des salariés lambda ayant travaillé toute leur vie, pourquoi ne pas montré un exemple concret en 1 salarié sncf et un salarié privé lambda a XXXXEuros par moi? Pourquoi préféré dire ce doit être a peu pret pareil? (ce n’est pas plus précis que capital).

    2ème : Si ce régime n’est pas avantageux pourquoi ne pas le supprimer? et vous mettre au régime général puisque les « cotisations sont moins chère » une bonne grève et une immobilisation du pays d’une semaine devrait arranger ça.

    3ème : Trouvez vu juste (Objectivement s’il vous plait) la possibilité que vous avez, qui est comme les taxi ou les avions, de bloquer le pays en faisant grève (même légitime) qui fait que vous obtenez « moins difficilement » que d’autres professions ce que vous voulez. Quand d’autres professions si elles se mettent à faire grève n’obtiennent rien car ne coûtent rien au pays?

    Enfin Oui il faut que tout le monde fasse des efforts, et tout le monde a commencé, et oui ça « emm** » tout le monde tous les efforts que tous les gens doivent faire à cause de l’endettement énorme de notre pays. Et il va falloir l’accepter et si les métiers comme le vôtre qui ont un pouvoir énorme sur l’économie commence comme ça, on arrivera à rien. Et c’est bien triste.

    • Sylvain Bouard dit :

      1/ Voir par là : http://www.lesechos.fr/10/06/2013/LesEchos/21453-014-ECH_public-prive—l-ecart-n-est-pas-aussi-grand-qu-on-le-pense.htm

      2/ Je te renvoie à la conclusion de mon article sur nos retraites.

      3/ Le but d’une grève c’est de stopper la production. Dans n’importe quelle entreprise, quand l’argent ne rentre plus, la pression est bien là même si ce n’est que sur la direction de la boîte. Nos grèves sont plus spectaculaires mais pas plus efficaces que n’importe où.

      • ln dit :

        3/ Moi qui travaille dans le milieu de la recherche publique, je peux vous dire que si nous faisons grève, personne mais personne n’en aura absolument rien à faire. Et oui la recherche scientifique et médicale n’apporte quasiment pas de bénéfices court-terme, et nous savons bien que nos élus n’en ont que faire des conséquences d’une grève de 5 jours sur une innovation qui est prévue dans un délai de 20 ans. Non nous ne sommes pas placés à la même enseigne quant au pouvoir de grève. Profitez en bien, grâce aux grévistes, pour moi le train c’est ter-mi-né.

        • Calou dit :

          Je ne me prononce pas sur la question de la retraite. Je soupçonne depuis longtemps que les médias et le pouvoir en place arnaquent le simple citoyen que je suis : les intérêts financiers de quelques-uns poussent à la destruction du service public, notre patrimoine commun, dans tous les secteurs. Qui croire entre des personnes à la solde du grand patronat, intéressés seulement par le fric, et un travailleur qui cherche simplement à vivre décemment ? Mon choix est vite fait.

          En ce qui concerne les grèves, je suis sans cesse atterré par le raisonnement égocentriste de ceux qui reprochent aux autres de « pouvoir la faire ». Plutôt que de demander que les cheminots aient la même absence de droit que vous, vous devriez vous battre pour avoir les mêmes.

          Relevez la tête. Arrêtez de croire qu’il est normal qu’on vous en demande toujours plus pour gaver quelques profiteurs. Battez vous. Soyez des Hommes, pas des esclaves. Et si vous ne le pouvez pas parce qu’on vous « tient », alors ne tirez pas dans le dos de ceux qui se battent. C’est la moindre des choses que vous puissiez faire. Après, vos petites histoires de problèmes de transport, par rapport au destin global d’une société, personnellement je m’en bats un peu les flancs. Et je ne suis pas cheminot.

          Enfin, le coup de « tout le monde doit faire des efforts », c’est une vaste blague. Ce n’est pas tout le monde qui doit faire des efforts. Ce sont ceux qui possèdent ET qui sont responsables de tous les déficits par le simple fait qu’ils détournent chaque jour des milliards produits par les travailleurs dans la bulle financière. Je n’ai plus d’effort à faire. Ceux qui doivent en faire, ce sont les vrais privilégiés. Et ce n’est certainement pas les petits fonctionnaires.

    • Ben dit :

      les cheminots ont autant la possibilité de bloquer le pays que n’importe qui d’autre, voyez les routiers, les taxis, les agriculteurs… et pourriez vous nous lister les choses obtenues par les cheminots lors des dernieres greves, memes illegitimes?
      les retraites, et non, perdu, en plus dans mes souvenirs, peut de « privés » se sont joint au mouvement, les cheminots peuvent donc l’avoir en travers de l gorgoe plus que les autres, parce que un chmeinot en greve, il n’est pas payé contrairement a la legende urbaine relayée par les mediats.
      les augmentations de salaire?? ah non perdu aussi, peniblement 0,5% par an et encore…
      et les cheminots doivent assumer les contrats politiques signés par nos chers elus qui se foutent royalement des couts et de qui en subira les consequences (contrats signés sans budget et que l’entreprise ferroviere se trouve obligée soit de faire soit de payer des indemnités d’annulation…).
      ensuite comparer un retraité du privé avec un retraité sncf, quel interet, il est evident que le regime general payant des gens n’ayant jamais bossé se trouve lesé en terme de comparaison, y’a pas besoin de comparer, suffit de prendre le nombre de retraités au minimum vieillesse et de faire le differenciel…
      on sera deje bcp plus proche des « 1900e ». evident.
      et donc, si le regime sncf est si peu interessant, effectivement, je ne comprends pas pourquoi le defendre bec et ongle…
      on marche sur la tete!
      defendre les aquis mais qui semble t il ont depuis longtemps volés en eclat, autant eviter des greves et des conflits, partir sur un regime normal et gagner donc 20% de plus puisque 20% de cotisations en moins (grossomodo hein).
      en toute objectivité!

  7. Sullivan dit :

    Bonjour,

    Je vous remercie pour ces informations pertinentes. Ah les journalistes, s’ils n’étaient si précaires peut-être feraient-ils leur travail correctement…
    Bon courage.

  8. luc dit :

    Ok mais pour quelqu’un qui ne compte pas rester en retraite en France, toucher sa retraite même incomplète à 52 ou 57 ans en Thailande, Costa Rica ou Indonésie, suffit plus qu’amplement. Et d’ailleurs je ne saurais trop le recommander à l’ensemble des cheminots! 🙂 Donc c’est là où il y a un déséquilibre, le gars qui aura passé sa vie en 3-8 avec comme seul avantage de ramener (par exemple) des boîtes de fromage gratuitement chez lui ne pourra pas profiter de son pécule (même maigre) ailleurs sur la planète, malgré la pénibilité équivalente de son travail… et ça sans parler des sédentaires SNCF qui partiront même avant en Thaïlande qu’un type qui a trimé toute sa vie à l’usine… Le luxe du statut de cheminots, c’est la liberté de pouvoir partir si on le veut… Les autres ne peuvent que prendre des congés sans soldes, des disponibilités (pour les fonctionnaires) mais sans toucher de rente mensuelle…

    • Sylvain Bouard dit :

      Et ton conjoint, tu en fais quoi ? Tu le laisses en France le temps qu’il termine ses années de boulot ? Et la famille ? Tu la croises en coup de vent toute ta carrière et, au moment où tu pourrais enfin la voir un peu, tu t’expatries ?

      • luc dit :

        Comme je le disait, de nos jours l’expatriation est très facile, il y a de très nombreux retraités qui vivent à l’étranger sous des cieux moins chers et plus ensoleillés. Je dis juste que le luxe du cadre permanent c’est de pouvoir avoir le choix. Les autres ne l’ont pas…

        • Sylvain Bouard dit :

          Je répète, tu fais quoi de ton conjoint ?

          • luc dit :

            Tout dépend du couple. Je connais pas mal de couples au cadre permanent tous les deux avec un faible écart d’âge, pour ceux là c’est plus simple. Pour les autres, et ceux pour qui la « carrière » n’est pas si importante, peuvent démissionner (sans perte des droits éventuels au chômage) pour suivre le conjoint. Et vivre à deux avec 1300 euros (au plus bas) par mois pour deux est largement faisable en attendant la retraite du conjoint non cheminot.
            Enfin, il y a les célibataires, ça existe aussi! 🙂
            Mais quid de ce choix que les autres n’ont pas ? Ce choix si précieux de mettre en avant sa vie personnelle plutôt que sa vie pro ? L’argent est important certes mais un cheminot qui a envie de s’expatrier dans un pays où la vie est moins chère à 57 ans (avec rente mensuelle) pourra le faire alors que le boulanger, le fonctionnaire et tous les autres ne pourront pas le faire. En ça réside le déséquilibre…

    • lestat dit :

      le luxe? partir quand on veut? avec un smic horaire a 80% du taux légal?! ce qui fait notre paie, ce sont, le travail de nuit, les dimanches et les jours fériés…alors le luxe?? les cheminots sont loin très loin de rouler sur l’or.

      • luc dit :

        Les cheminots sont-ils les seuls à travailler la nuit et les jours fériés ? Pourtant eux seuls peuvent partir à 57 ans à la retraite, voire avant pour les conducteurs, pas les autres. L’expression luxe est imagée, pouvoir choisir est toujours un luxe.

        • Serge dit :

          Certes les cheminots ne sont pas les seuls à travailler en postés.
          Pour avoir travailler en horaires décalés, avant de rentrer à la SNCF, et après mon embauche.
          Après avoir fait l’entretien de la voie, l’équivalent des TP au niveau pénibilité, j’ai pu avoir accès à une formation de conducteur de manœuvre.
          Formation conclue par un examen avec un écrit, un oral et une pratique, puis une formation de conducteur de ligne, conclue de la même façon.
          Cela tombe bien la SNCF recrute, alors venez, si on travaille si peu, et si nous sommes si bien payés que vous le pensez.
          Les conditions ont toujours été 37,5 ans de cotisation pour avoir droit à une pension complète.
          Les agents qui n’avaient pas le nombre d’annuités subissaient une décote. Un agent partant avec 25 ans de cotisation partait avec 50% de son dernier salaire, 30 ans 60%, en fonction du nombre de semestres.
          Juste pour indication, mon père qui a fait sa plus grande carrière à la SNCF est parti à 55 ans, en 1990, avec 6000 francs/mois, soit 900€/mois, et encore avec la majoration de 15% puisque nous étions 4 enfants, sans oublier les cotisations supplémentaires liées au fait qu’il avait été appelé sous les drapeaux en Algérie.
          Pour ma part, j’aurais du partir à 50 ans avec 62.5% de mon dernier salaire, sans la réforme. Je partirais à 53 ans, pour annuler la décote.
          Mais venez voir la vie d’un roulant, je parle pour moi, les congés d’été en mai/juin ou septembre/octobre, une bonne période sur juillet août une année sur quatre en moyenne, les repos en semaine, quand toute la famille n’est pas là, les absences répétées pour les repas de famille, les anniversaires des enfants, le fêtes au travail………. Venez goûter aux privilèges, ne vous gênez pas, je vous attend avec plaisir.

    • Calou dit :

      Oui, et puis c’est bien connu, l’aspiration de tout le monde, en France, c’est de s’expatrier dans des pays tropicaux. Aucun d’entre eux ne veut rester près de sa famille, voir ses enfants grandir. C’est fou comme des gens peuvent projeter leurs propres désirs sur les autres. Si tu veux tant que ça finir ta vie ainsi, pourquoi ne pas être devenu cheminot ? Tu sembles déjà avoir élaboré tout un plan. Ne sois pas jaloux, qu’attends tu pour le faire ? puisque ça a l’air si simple !

      Seule perspective que tu offres : que tout le monde soit dans la même galère que les ouvriers qui triment effectivement, comme tu le dis. Et si tu prenais le problème à l’envers ? Si c’était tous les travailleurs qui devaient avoir les mêmes choses simples et normales que toi tu appelles des « privilèges » ? Dans un pays où il n’y a jamais eu autant de millionnaires rentiers, le privilège, ce n’est pas d’avoir côtisé suffisamment pour pouvoir partir à la retraite un peu plus tôt et profiter un peu de la vie. A mon tour de te faire une recommandation : il est temps que tu te rebelles contre tes maîtres, pas contre tes pairs. Cesse d’être le servile travailleur envieux qu’ils veulent que tu sois.

    • Laurent B dit :

      Ah c’est sympa, profiter de nos systèmes de retraites basés sur les actifs du pays pour aller faire marcher l’économie d’un autre pays une fois en retraite…

  9. un boulanger dit :

    Alors autant j’ai trouvé votre article intéressant que je trouve votre réponse sur l’efficacité d’une grève riddicule (il vous avez demandé d’être objectif) . Vous pensez sincèrement que si demain les gens qui bossent dans les métiers de bouche se rallient et font grève tous ensemble que celle-ci aurra le même impact sur le gouvernement et sur les citoyens qu’une entreprise d’État qui vend un produit de nécessité comme le transport. ..
    Perso je pense que si une tel grève arrivée elle profiterait aux industriels (biscote, pain de mie machine à pain desole je parle que des produits qui peuvent me remplacer mais y a autant de produit de substitution par metiers de bouche ) ou aux patrons qui bossent seul mais en aucun cas on obtiendra gain de cause avant la fermeture de centaines de boites qui pourront plus payer leur crédit…

  10. Francis dit :

    Puisque vous êtes si peu avantagé, je vous conseille de venir dans le régime général et tout le monde sera content.
    D’autre part, les conducteurs ont droit à des avantages que vous n’avez pas mais ne croyez-vous pas que les contrôleurs devraient avoir droit aux mêmes avantages. Ensuite pour les conducteurs, vous ne pouvez pas contester que les conditions de travail ont évolué depuis le temps de la vapeur et vous ne pouvez pas contester non plus que de nombreux conducteurs continuent à travailler pour la SNCF (côté privé)quand ils sont à la retraite.
    Quant aux salariés du privé, ils ont le droit de prendre la retraite à 62 ans mais l’âge légal est toujours de 67 ans, ce qui entraîne une décote à 62 ans.
    Je me suis rendu sur le site du GIP et je n’y ai trouvé aucun des chiffres que vous citez.
    Maintenant il faut bien se rendre compte que la France est dans la m… et nous avec mais vous êtes comme la majorité des Français qui veulent bien faire des efforts du moment que c’est leur voisin qui fait les efforts.
    J’ai un copain qui travaillait à la SNCF et qui est en retraite depuis 2 ans et, si ça vous intéresse, je peux vous en dire un peu plus, en privé, sur la SNCF.

    • Calou dit :

      Le « peu d’avantage » est toujours un avantage. Aucune raison, si j’étais à la place d’un cheminot, que j’y renonce. D’autant que tous les métiers ont les leurs, d’avantage : donnez-moi votre profession et j’en ferai la liste.

      Le raisonnement selon lequel « comme les salariés du privé auraient moins de droit, tout le monde doit en avoir moins » est absurde. C’est le progrès social qui compte. Tu devrais plutôt te battre pour en avoir plus, plutôt que de jalouser ton voisin.

      Les conditions de travail des conducteurs ont changé, cela ne veut pas dire que le métier n’est plus pénible. Un certain nombre de conducteurs continue de passer des nuits loin de chez eux, de leur famille, ce qui est déjà en soi une pénibilité suffisante pour dire que c’est un métier que je ne veux pas faire.

      Faire les efforts ? Ce n’est ni à moi, ni à vous, ni à eux ni à leurs voisins de les faire. Il existe dans ce pays de vrais privilégiés, sauf que personne ne les voit, sinon dans les quartiers privés des ultra riches. S’ils te lisaient, ça les ferait bien marrer de te voir t’en prendre à d’autres travailleurs pour d’insignifiants détails qui te font dire qu’ils seraient des « privilégiés ».

  11. Nemo dit :

    Article très intéressant, mais j’ai une petite question. J’ai quitté la SNCF après 10 années, quel est l’impact sur le calcul de retraite avec les réformes en cours et à venir ?

    • Sylvain Bouard dit :

      Je ne connais pas le détail exact. En tout cas, à chaque fois que la décote sera revue à la hausse, tu vas trinquer.

  12. Jerome dit :

    Bonjour je vais postuler pour être conducteur de train je viens d’avoir 30ans en décembre 2014 j’ai encore le droit au avantage ou je vais avoir un régime normale ? Merci d’avance

    • Sylvain Bouard dit :

      L’embauche au cadre permanent c’est 30 ans maxi plus une année de dérogation par enfant.

  13. Hanan dit :

    Franchement le chapitre sur les cotisations c’est de l’intox ou bien tu ne fais pas une comparaison sur la somme des charges. Je suis agent de maitrise en 3×8 en cdi , contractuelle. J’ai 23% de retenue pour les charges : retraite, assurance chomage, charges sociales, etc. Alors que mon collegue au statut a une retenue totale de salaire autour de 17%. Mon collegue au CP gagne donc inoxerablement plus que moi ( je parle du net). Une grande injustice à la sncf : je fais du 3×8, baignée dans les aléas et le stress de l’operationnel mais je gagne moins que mon collegue qui fait le meme travail et je partirai en plus 10 ans plus tard que lui à la retraite…

    • Sylvain Bouard dit :

      Il faut lire. On parle de la retraite donc des cotisations (les charges, ça n’existe pas) retraite. Concernant les salaires, la grille des agents contractuels comporte une réévaluation pour compenser cette différence. Le salaire doit donc être identique.

      Concernant le départ, ton collègue aurait le droit de partir plus tôt que toi mais à condition d’avoir une pension nettement inférieure. C’est justement ce qui est écrit dans cet article. Décidément, faut lire avant de répondre 😉

  14. Phil dit :

    Vous dites « Un cheminot au régime spécial, qu’il soit conducteur ou agent sédentaire, n’obtient sa retraite pleine qu’à la condition d’avoir cotisé… 166 trimestres. »

    Il me semble qu’il existe un système de bonifications toujours actif pour les agents de conduite admis avant le 1er janvier 2009 leur permettant de gagner jusqu’à 20 trimestres. Cela relativiserait un peu cette affirmation (au moins pour cette catégorie).

    Pour les agents admis après cette date, des mécanismes auraient été mis en place afin de leur garantir des droits équivalents, dont un régime de retraite supplémentaire financé à 100% par l’entreprise.

    Serais-je mal informé ?

  15. pifpaf dans ta face dit :

    bon si je comprends bien la retraite des cheminot n’est quasiment pas aventageuse… mais alors pourquoi refusez vous d’etre soumis au même systeme que les autres salariés du pays? dés qu’on parle de réformé le systeme de retraite vous bloquez le pays… désolé mais j’ai du mal à vous croire…

    • Sylvain Bouard dit :

      Pour une bonne raison: chaque réforme qui nous est proposée, c’est d’aligner de supprimer nos avantages sans supprimer nos inconvénients. En gros, on passerait au calcul sur les meilleures années et à un départ à 62 mais en continuant à cotiser plus et à ne pas prendre en compte les primes. Bref, on finirait moins bien lotis que tout le monde. L’arnaque totale.

    • Calou dit :

      Et puis on peut aussi ajouter que ce n’est pas parce que des enfants du tiers monde sont payés 1 euro de l’heure pour nos biens de consommation que nous devons tous nous aligner sur ces salaires et sur cette négation de l’enfance. Tout recul social doit être combattu, dans le public comme dans le privé. C’est pourquoi la loi El-Khomri est autant combattu par le public que par le privé : en abaissant les droits du privé, on en vient toujours à avoir ce genre de réflexion sur de prétendues « inégalités » qui justifieraient au final un recul pour tous. Il ne faut pas raisonner à l’envers.

      • Louis dit :

        En lisant la réponse de Calou, on voit bien que c’est « chacun pour soi ».
        Un seul régime = un seul combat. On pourrait alors avancer.
        Je n’ai jamais entendu un syndicat dire Ok pour un alignement sur le régime général même on supprimant les inconvénients

  16. Mecano dit :

    Je suis moi même conducteur sncf et j’invite tous les jaloux et les aigris à envoyer leur cv avec leur lettre de motivation à la sncf , puisque c’est si bien , c’est vous qui le dites , c’est pas moi !.
    Ensuite , si vous avez la chance d’y être embauché , vous pourrez goûter à tous les pseudos privilèges que nous avons et qui ont déjà été cités ici, comme travailler les jours fériés , comme noël , le premier de l’an, les week end , travailler à n’importe quelle heure du jour où de la nuit, les decoucher sont de 30 heures , avoir ses congés protocolaires en mai, juin ou en septembre octobre ( ouahh, la classe !!) les heures sup a 25 ou 50 % on ne connaît pas chez nous hein? C’est plutôt 2 euros de plus pour avoir débauché après l’heure de fin de serviçe (dérogation) les congés posés depuis 3 ou 4 mois et refusés par manque de personnel, les tâches diverses effectuées et non payées parçe que la direction donne des directives aux agents chargés d’établir les primes et maintenant l’âge de depart à la retraite qui prends des ailes alors que nous cotisons plus que dans le privé , croyez moi , il faut vraiment aimer conduire des trains !
    Alors certains vont encore trouver à redire sur ce que j’ai écris , mais ils peuvent dire ce qu’ils veulent , çe que j’ai écris , c’est çe que je vis au quotidien …
    Alors si certains ne sont pas content , qu’ils me donnent leur numéro de téléphone et à chaque fois que n’embaucherai et que je débaucherai je leur passerai un petit coup de fil histoire que vous sachiez quels sont mes horaires de travail 🙂

    • ERICK dit :

      La bonne blague…encore un qui joue les victimes… Pourquoi vous restez tous conducteurs ? Vous aimez tous conduire les trains au point d’être constamment en train de vous plaindre de vos « conditions » ?
      Moi aussi je travaille les jours fériés… et je viens pas dire que c’est affreux… car tout comme vous je les rattrape… Bizarrement vous le dites pas !
      Ca m’arrive aussi d’avoir des permanences de nuit….
      Vous cotisez plus que dans le privé ? ahahah renseignez vous !!
      (source, Ifrap)
      « Les salariés du privé se retrouvent donc en moyenne avec 226 euros (247 – 21) en moins sur leur fiche de paie par rapport à leurs homologues du public d’Etat. Le salarié moyen du privé cotisant 226 euros de plus par mois. »
      Vous êtes un cheminot stéréotype ! Vous ne faites que vous plaindre, et vous oubliez de citer tous vos avantages pour vous faire passer pour une petite victime du système alors que c’est l’inverse !
      Et pour votre gouverne, y’en a plein qui tentent d’y entrer justement, mais la SNCF ne recrute pas autant qu’elle le prétend, ou alors pas là où on en a besoin… (ADC + maintenance du matériel roulant et infra fixe)
      A bon entendeur…

      • Calou dit :

        A commentaire similaire, réponse similaire :

        Oui, et puis si on prend le cosinus de l’angle que forment les roues du train, en rapport avec la longévité de la housse des fauteuils, on peut dire aussi que les cheminots sont des sacrés privilégiés…
        Quand tu auras fini tes petits calculs d’apothicaire pour essayer de savoir combien de centimes en plus gagnent tes voisins après des années de boulot, tu comprendras peut-être que le sujet de cet article n’était pas tant de prétendre que les cheminots étaient traités comme le peuple aborigène l’avait été en Australie que de démontrer que les avantages faramineux qu’on leur prête sont de vastes exagérations conçues par la classe dominante et leurs chiens de garde afin de diviser les travailleurs.
        Sans être cheminot, ton raisonnement me débecte. Car si les cheminots à la retraite (les anciens, sans doute), ne mangent pas de patates, j’en ai rarement vu aussi dans des yachts en train de se gaver de caviar.

        J’ajouterais que ce n’est pas parce qu’on rectifie des vérités qu’on se plaint. Personne ne t’a demandé de te plaindre à ton tour sur ton triste sort et pourtant tu le fais, en te comparant. Quand tu auras fini, rejoins les autres travailleurs pour résister, au lieu d’essayer de leur planter des couteau dans le dos.

  17. ERIK dit :

    Bizarrement, vous ne parlez pas du calcul de la pension qui se fait sur les 6 derniers mois de salaires, contre les 25 meilleures années !
    Alors oui y’a un sacré avantage et ce calcul permet en effet de profiter plus tôt de la retraite…
    Et combien font un petit boulot à côté…
    Je connais pas un seul cheminot à la retraite qui mange des patates pour survivre… Faut arrêter de nous prendre pour des cruches…

    • Calou dit :

      Oui, et puis si on prend le cosinus de l’angle que forment les roues du train, en rapport avec la longévité de la housse des fauteuils, on peut dire aussi que les cheminots sont des sacrés privilégiés…
      Quand tu auras fini tes petits calculs d’apothicaire pour essayer de savoir combien de centimes en plus gagnent tes voisins après des années de boulot, tu comprendras peut-être que le sujet e cet article n’était pas tant de prétendre que les cheminots étaient traités comme le peuple aborigène l’avait été en Australie que de démontrer que les avantages faramineux qu’on leur prête sont de vastes exagérations conçues par la classe dominante et leurs chiens de garde afin de diviser les travailleurs.
      Sans être cheminot, ton raisonnement me débecte. Car si les cheminots à la retraite (les anciens, sans doute), ne mangent pas de patates, j’en ai rarement vu aussi dans des yachts en train de se gaver de caviar.

      • Sylvain Bouard dit :

        Enfin quelqu’un qui suit. Mon propos à toujours été de dire qu’entre ce qu’on a en plus que les autres et ce qu’on a en moins, on n’est ni mieux ni moins bien traités que le salarié lambda d’une grosse boîte.

        • Calou dit :

          Ne t’inquiète pas, camarade travailleur. Vous n’êtes pas seuls. Il y en a plein d’autres qui comprennent très bien ce que vous vous tuez à dire ! 😉

1 Pings/Trackback pour "La retraite des cheminots, du rêve à la réalité…"
  1. […] Source  (bien plus complet avec chiffres ) ==> http://blog.sylvainbouard.fr/la-retraite-des-cheminots-du-reve-a-la-realite/ […]

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